LE RAPPORT GLOBAL : toutes prestations réunies
Les 3 bilans menés lors d'une seule visite. Une analyse croisée, un plan d'action cohérent.
Etude de confort thermique - •Bilan de l'enveloppe - Étude et conception thermique
750 € TTC
Tarif fixe
Visite unique
Ce que la réglementation commence à exiger — et que je faisais déjà
L'éco-construction a longtemps été regardée avec méfiance — ses adeptes ont volontiers été traités de farfelus ou d'excentriques. Ils ont persévéré. Et ils avaient raison. C'est aujourd'hui clairement établi : de nombreux experts ont validé le bien-fondé de ces pratiques. Si les choses tendent à évoluer dans le bon sens, cela reste encore timide — et d'autres pays d'Europe le font depuis bien plus longtemps que nous.
Lorsque j'ai entamé mon auto-construction en 2012, bon nombre de voix du secteur s'énervaient déjà face à la mise en place de la RT2012. Durant tout ce temps, avec trois collègues, nous construisions des maisons saines et cohérentes, au prix d'une maison traditionnelle. Des maisons qui dépassaient déjà ce que la RE2020 exige aujourd'hui. Ce n'est pas un jugement sur les autres — c'est simplement ce que le terrain enseigne quand on l'écoute.
Malgré tout, la filière a choisi la production à la chaîne
Malgré de bonnes intentions et de réelles évolutions technologiques, une grande partie de la filière de la construction n'a pas eu la volonté de s'inscrire dans une démarche de bon sens — celle d'un bâti durable, cohérent, performant. Au contraire, elle a choisi la production à la chaîne.
Des voix ont essayé — et essayent toujours — d'y remédier, par des obligations réglementaires ou en apportant des labels censés faire évoluer les différents acteurs. Je n'ai pas eu à chercher bien loin pour étayer mon propos. Voici deux exemples qui illustrent pourquoi je vous propose ces prestations.
Lors de quelques rencontres, des personnes ayant construit leur maison m'ont sorti un argument qui devait clore le débat : leur maison était BBC. Ça me faisait de la peine. J'ai très vite compris que chercher à les convaincre du contraire était vain. Et pourtant — un label n'est pas un gage de qualité. Loin de là.
Le label BBC (Bâtiment Basse Consommation) a un problème de conception. Il aurait fallu l'admettre et faire le nécessaire. Non — il se perpétue. Et avec lui, un système qui permet de l'obtenir malgré les malfaçons, en incitant à toujours plus d'équipements. Que ce soit voulu ou non, le résultat est là : ce qui fait vendre, ce qui fait acheter, ce qui fait tourner une filière entière. Les acteurs, du concepteur au carreleur, ont appris à cocher les cases sur le papier sans changer leurs pratiques. Des maisons labellisées BBC restent aujourd'hui la vitrine des constructeurs — et ne tiennent pas leurs promesses sur le terrain. Ce n'est pourtant pas faute de multiples critiques de différents acteurs reconnus.
"Le label BBC permet toujours de privilégier les équipements au détriment du bâti. Pompes à chaleur, VMC double flux, panneaux solaires — pour compenser une enveloppe insuffisante. Une maison qui dépend entièrement de ses équipements pour ne pas être froide n'est pas une maison sobre. C'est une maison énergivore déguisée."
— D'après le standard Passivhaus, référence internationale en construction sobre
Effinergie — l'organisme gestionnaire du label BBC lui-même — a reconnu que des certifications avaient été accordées sur dossier, sans vérification de l'exécution sur le chantier. Les bureaux d'études indépendants appellent ça la "thermique de comptoir" : faire rentrer un projet dans les clous uniquement par le calcul, sans contrôle terrain.
Olivier Sidler, expert reconnu en efficacité énergétique, l'a démontré : sans étanchéité à l'air réellement maîtrisée, une VMC double flux est inefficace. UFC-Que Choisir l'a confirmé — des logements neufs labellisés BBC présentaient moisissures et surconsommation liées à une mauvaise mise en œuvre.
La RE2020 tente de corriger cela. Ce sont de vraies avancées — matériaux biosourcés favorisés, impact carbone calculé sur le cycle de vie. Mais sur le terrain, la majorité des entreprises la vivent comme une contrainte administrative à gérer — pas comme une façon de mieux construire. Les pratiques ne changent pas aussi vite que les textes.
Pour ma part ce n'est pas une contrainte — c'est un minimum que je dépasse naturellement. → En savoir plus sur mon parcours
Mes prestations 3 et 4 permettent de comprendre, par des mesures concrètes, comment fonctionne réellement l'enveloppe d'un logement. Je me suis doté d'instruments de haute précision — parce que quand on vient d'un milieu où certaines choses vont de soi, il faut des preuves pour convaincre. Ces études orientent les décisions dans le bon ordre et cherchent des solutions adaptées au logement — pas à la mode du moment.
La pompe à chaleur — bonne solution ou fausse promesse ?
La technologie de la pompe à chaleur est brillante. En principe, rien de plus écologique — elle capte les calories de l'air ou du sol pour les restituer en chaleur, avec un rendement bien supérieur à tout système électrique classique. Mais son coût d'achat et de pose est aujourd'hui très élevé. L'entretien et les pièces le sont également. Le coût de l'électricité qu'elle consomme est loin d'être négligeable. Les fluides frigorigènes restent problématiques sur le plan environnemental, même si la filière progresse. Et ce qui n'est jamais dit : la plupart des pompes à chaleur sont vendues en version réversible — climatisation incluse. Dans cette configuration, la pompe à chaleur devient une aberration écologique et énergivore.
Médiatisé, cet équipement est pour beaucoup devenu un incontournable. On le voit clairement dans le cadre du DPE — sans pompe à chaleur, difficile d'obtenir un A. Je vous parlerai bien de ce diagnostic… mais vaut mieux pas.
Installer la meilleure pompe à chaleur du marché dans un logement dont l'enveloppe est mauvaise, c'est l'équivalent de mettre le moteur d'un avion à réaction dans une Twingo.
La demande vient aussi des particuliers eux-mêmes. Tellement de messages, tellement de publicités, tellement d'aides de l'État — la pompe à chaleur s'est imposée comme le top du top dans l'esprit de beaucoup. Le client arrive en demandant une PAC avant même qu'on ait regardé son logement. Devenu la première réponse fournie, le remède miracle. Et beaucoup d'acteurs installant cet équipement sont sincèrement persuadés d'avoir raison — d'autant que cet équipement est identifié comme ayant tous les atouts : travail assuré et rentabilité en toute sérénité.
Certains acteurs sont peut-être sincères — mais la réponse qu'ils apportent est bien souvent inadaptée, ou pas encore adaptée. Une entreprise spécialisée à qui on demande d'installer une pompe à chaleur le fera — et elle le fera bien. Mais sans tenir compte des paramètres qui ne relèvent tout simplement pas de son domaine. Ce n'est pas un reproche. C'est le fonctionnement de la construction : chaque intervenant exécute sa part, sans se préoccuper des autres. Personne ne regarde l'ensemble. Le résultat ne peut être que moyen — parce qu'un travail vraiment cohérent exige que chaque corps de métier comprenne ce que fait l'autre, et s'y adapte. Ce n'est presque jamais le cas.
C'est quand même ironique : ceux qui pestent contre la RE2020 se frottent les mains. L'écologie, c'est un bon business. L'État accorde les primes, vante les mérites de la transition, et nos politiciens se targuent d'améliorer l'habitat français. Chaque nouvelle obligation réglementaire crée un marché. Les pompes à chaleur, les audits énergétiques, les certifications RGE — la contrainte des uns est le business des autres. La réglementation oriente les clients vers des équipements coûteux plutôt que vers ce qui devrait primer. C'est l'ensemble du modèle qu'il faudrait revoir — mais la filière n'est clairement pas pour changer. Cela me fait bien rigoler de voir les grands fournisseurs faire leur greenwashing.
Utiliser la théorie pour valider sur le papier la construction d'un bâtiment ne suffit pas. Les certifications ne sont malheureusement pas un gage de qualité. Si ces prestations s'appuient sur des méthodes reconnues, je n'en prends que l'essentiel pour le croiser avec l'expérience de terrain, la pratique — on pourrait appeler ça la Practice.
C'est précisément ça qui m'a amené à travailler autrement — je n'ai jamais vraiment été dans le système. On utilisait les fournisseurs traditionnels sans jamais être lié à l'un d'eux. La seule chose que j'ai toujours faite : tenter d'avoir les meilleurs prix. C'est usant. En tout cas c'est un exemple très parlant du pourquoi je travaille de façon totalement indépendante — sans marge sur les matériaux, sans fournisseur exclusif, sans recommandation orientée par autre chose que l'intérêt de votre logement. → En savoir plus sur mon approche


