Un artisan indépendant engagé pour un habitat cohérent

Je ne suis pas qu'un installateur. Je m'intéresse depuis 30 ans à la construction durable. Pas besoin d en faire trop, c’est juste du bon sens. bien construire ou bien rénover ne coûte pas forcément plus cher : c'est avant tout une question d'intelligence et de méthode, et les bénéfices sont quant à eux tout à fait Les débuts

Vers 17-18 ans, je n’avais aucune conscience écologique particulière. Mais quelque chose m’attirait déjà vers le savoir-faire traditionnel, vers la façon dont on construisait avant. Une intuition, pas encore une conviction.

À la fin des années 90, je tentais d’accéder aux stages du Gabion, en Isère — l’une des rares structures qui enseignait l’éco-construction à l’époque. Quand je suis allé à l’ANPE demander un financement, on m’a regardé comme si je venais d’une autre planète. Ces formations n’étaient pas reconnues, les acteurs du secteur étaient perçus comme des farfelus.

Ces farfelus avaient raison. Le premier titre professionnel officiel en éco-construction n’existe en France que depuis 2013. C’est très récent. Ça dit beaucoup sur le retard accumulé — et sur le temps qu’il faudra encore pour faire évoluer des mentalités ancrées dans un modèle de construction dominant depuis des décennies.

J’ai donc poursuivi mon chemin, un pied dans un circuit à la marge. Stages sur des techniques spécifiques, chantiers participatifs, coups de main par-ci par-là. Beaucoup de belles rencontres qui m’ont permis de me forger, petit à petit, des convictions. Des lectures aussi.

Deux noms que je cite avec intention. Jean-Pierre Oliva — maître d’œuvre, pionnier de l’architecture écologique depuis les années 1980. Ses ouvrages m’ont nourri, tout en gardant mon propre regard critique. La famille Baronet — pionniers de la maison autonome depuis plus de 50 ans, sans facture d’eau ni d’électricité depuis près de 25 ans. Je les ai rencontrés. Ces deux univers — maison performante et maison autonome — sont étroitement liés. Ceux qui connaissent ces noms comprendront dans quel esprit je travaille.

Le parcours

Ce qui est paradoxal — et que j’observe avec un regard critique — c’est que le rejet initial a parfois engendré l’effet inverse. Certains cercles de l’éco-construction fonctionnent aujourd’hui comme une caste. Les sachants. L’entre-soi. Une impossibilité de critiquer, de remettre en question. Pour moi c’est rédhibitoire.

Je n’y suis jamais vraiment entré. Mes collègues non plus. On était à l’écart de la construction traditionnelle sans adhérer non plus au fonctionnement d’une partie de ce milieu. C’est inconfortable des deux côtés. Mais c’est le seul endroit où on peut penser librement.

C’est dans ce contexte que j’ai rencontré Matt — déjà dans le domaine de l’éco-construction depuis un moment, et avec qui le courant est tout de suite passé. Il se lançait avec deux autres personnes dans la construction de leurs premières maisons ossature bois sur pilotis. La création de la mienne sera la seconde. La vie est quand même pleine de surprises car la période de rencontre avec Matt, l’idée d’une construction autonome était bien enfouie. Contre toute attente, un alignement des planètes mon permis de passer à la réalisation. Incroyable quand j’y repense..

L’auto-construction

L’aboutissement : ma propre maison. Ossature bois, technique du GREB, isolation paille et miscanthus, enduits à la terre du terrain. Trois ans de chantier. En décembre, j’appliquais les enduits de terre seul — les amis ne pouvaient plus venir. Trop froid. Trop dur. Les performances thermiques, le confort, ce ressenti particulier que créent la paille et la terre — ça ne s’explique pas sur le papier.

JP, Toto, Matt. C’est grâce à eux — et plus particulièrement à Matt, qui m’a suivi et accompagné jusqu’au bout — que j’ai pu envisager mon auto-construction, la mener, et la terminer.

Je l’ai vécu moi-même — les périodes d’épuisement, les moments où on n’a plus de recul sur rien, où on prend de mauvaises décisions simplement parce qu’on est dedans depuis trop longtemps. L’auto-construction est un projet de vie — pas seulement un projet de maison. Le taux de séparation chez les couples qui se lancent dans ce type de projet est significatif. Les chantiers qui s’arrêtent en cours de route existent. L’épuisement — physique, financier, relationnel — est réel.

Ce n’est pas pour décourager. C’est pour préparer. Un projet bien cadré dès le départ, avec une vision lucide de ce qu’il demande vraiment, a infiniment plus de chances d’aboutir — et de rester une belle expérience.

Cette expérience personnelle, complétée ensuite par mon expérience professionnelle, n’est pas pour rien dans l’accompagnement que je propose aujourd’hui à ceux qui se lancent dans un projet d’auto-construction.

Ce que j’ai appris à voir

Construire une maison de zéro m’a appris quelque chose qu’aucun diplôme ne donne : voir un bâtiment comme un tout. L’air, l’eau, la chaleur, la structure, les matériaux — tout s’articule. Tirer sur un fil sans comprendre ce qu’il tient, c’est là que les problèmes commencent. J’ai cerné les différentes difficultés rencontrées durant toutes ces années. Je pense vraiment pouvoir apporter une plus-value en mettant mon expérience personnelle et professionnelle à votre service.

Ce que je propose aujourd’hui

Je ne construis plus de maisons entières — ou alors dans le cadre d’un accompagnement global. L’essentiel de ce que je propose s’adresse à l’existant. Et c’est là que le besoin est immense : des millions de logements mal isolés, mal chauffés, rénovés à la va-vite ou dans le mauvais ordre. Remettre un bâtiment dans le bon sens demande exactement le regard que j’ai développé.

Une intervention peut démarrer n’importe où — un siphon qui fuit, une menuiserie à changer, une salle de bain à créer, un poêle à installer. Elle peut rester ponctuelle si c’est tout ce dont vous avez besoin. Ce dépannage sera tout aussi important qu’un projet conséquent.

Mais elle peut aussi être le point d’entrée d’une réflexion plus large. Parce que quand j’interviens, je vois le bâtiment entier. Et si je repère quelque chose qui mérite attention, je le dis. Certainement pas dans l’idée de vous vendre quoi que ce soit.

Ce que je suis — et ce que je ne suis pas

Répondre à vos besoins peut prendre différentes formes :

Petits travaux et dépannage — Création et aménagement — Isolation et enveloppe — Chauffage et énergie solaire — Diagnostics terrain — Accompagnement de projet en auto-construction — Récupération d’eau de pluie

Et bien d’autres possibles si cela fait sens — une casquette ou une pergola pour optimiser l’apport solaire, par exemple.

Ceux qui font tout ne font rien — méfiance. Je n’ai pas cherché à être le meilleur plombier du Finistère. Ni le meilleur électricien. Ni le meilleur menuisier. Parce que ce n’est pas la question que je me pose. Ces métiers existent en cases — et les cases, elles, ne me correspondent pas.

Il n’existe pas de diplôme qui couvre l’ensemble : l’air, l’eau, la chaleur, la structure, les matériaux, leur interaction. J’ai passé des diplômes — ceux que j’ai pu, ceux qui ouvraient des portes. Pour le reste, j’ai appris sur le terrain, par l’expérience, par les erreurs des autres et les miennes. Les diplômes comme garantie de qualité… ça se saurait, non ?

Si vous cherchez un spécialiste qui ne fait que la plomberie ou que l’électricité — il y en a d’excellents, et je peux vous en recommander. Une personne mono-tâche est normalement plus efficiente. Je l’accepte sans problème, d’autant que la course au rendement n’est pas ma tasse de thé.

J’ai pu collaborer avec différents corps de métiers et rencontrer des ouvriers excellents dans leur domaine — certains avec un niveau de mise en œuvre à couper le souffle. Bizarrement, c’est rarement les patrons. Mais j’ai aussi pu vérifier que beaucoup d’entre eux se cantonnent à leur domaine, exécutant ce que les plans demandent, certes de la plus belle des manières, mais sans toujours comprendre ce qu’ils font. Ce n’est pas médisant — ils le disent eux-mêmes : «moi je fais ce qu’on me dit, et ça me va très bien.»

Pour autant, je dois évidemment évaluer le coût d’un projet. La notion de temps en fait partie. À part les petits dépannages, une estimation est effectuée — matériaux, techniques, durée — qui pourra être comparée à des propositions d’autres artisans. Si c’est uniquement le total qui vous importe, il est possible que je sois plus cher, bouton que je ferai une estimation haute, cela dépendra aussi de vous et de votre implication, des difficultés ou non du chantier, des curseurs modulables. Quoi qu’il en soit Je ne ferai pas la course au moins disant : je ne rognerai pas sur le temps de réflexion, sur la qualité des matériaux, ni sur ma façon de faire. Ce que je propose, en régie, est totalement transparent — avec l’assurance d’un travail fait au mieux.

La confiance, l’élément clé ?

Je ne cours pas après les gros budgets. Pour accepter un projet, il doit être cohérent, basé sur une confiance mutuelle et des valeurs partagées. Si le courant humain ne passe pas dès le départ, je n’y vais pas. Réaliser des travaux dans un climat de confiance est un vecteur de réussite.

Complètement indépendant — d’aucun réseau, d’aucune enseigne, d’aucun fournisseur. Pas de commission cachée, pas de matériau imposé parce qu’un commercial est passé la semaine d’avant. Je n’ai aucun dogme. Ce qui m’intéresse, c’est votre maison. Pas une idéologie.

J’ai choisi de me libérer de tout partenariat exclusif avec les marques ou les fournisseurs traditionnels. Je refuse les tarifs fluctuants des commerciaux et les circuits où les professionnels payent parfois plus cher que les particuliers. le frappant. J’observe depuis quelques années que certains matériaux se trouvent moins chers dans le commerce grand public que dans les circuits dits professionnels. Ce n’est pas un jugement — c’est un constat que beaucoup d’artisans partagent. Il dit quelque chose sur l’état d’un système. Comment expliquer à un client un devis pour un équipement, alors qu’il nous démontre avoir trouvé le même article beaucoup moins cher ? On n’y croit pas, et pourtant, même nos prix pro sont parfois plus élevés. Ça ne s’explique pas? Sont hors sol? Ou tout simplement, est-ce le marqueur d’un modèle constructif qui à bout de souffle? j’ai mon avis là-dessus,!

Après mûres réflexions, j’ai décidé de m’appuyer sur un modèle économique différent, rare dans la profession — la régie sur budget provisionnel. J’aborde chaque projet dans toutes ses dimensions, en toute indépendance. Ce choix permet une totale transparence, une base éthique, une flexibilité durant tout le chantier.

J’ai aussi fait ce choix par conviction, en prenant de la distance avec un modèle économique dominant dans la construction — un système dans lequel tout le monde est pris : artisans, distributeurs, fabricants. Chacun est contraint de jouer les règles d’un fonctionnement qui génère des déséquilibres. Ce ne sont pas les personnes qui créent les dérives — c’est le système qui les produit. Des initiatives existent — coopératives, groupements, réseaux alternatifs. Elles vont dans le bon sens. Mais même elles se retrouvent parfois à jouer les mêmes règles, à défendre leurs propres territoires.

Ce n’est que mon point de vue — mais je trouve ce système épuisant, inégalitaire, et souvent éloigné des intérêts du client.

Ce constat m’a conduit à travailler autrement, avec vous. Mon seul intérêt est le vôtre — et il n’est pas forcément qu’économique. Travail en régie et en participatif, du minimum jusqu’à l’autonomie. Même si ce modèle économique, de proposition commerciale, finalement, et de mise en œuvre que j’ai choisi est loin d’être le plus simple, rebutera d’éventuelles clients, asticotera peut-être certains professionnels, distributeur, fournisseur, c’est dans cet optique que je fonctionnerai.

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PARCE QUE JE VEUX METTRE MON EXPÉRIENCE AU SERVICE DE VOTRE HABITAT

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